voici l'histoire du club

Publié le par lotsarah

 
La création de l'U.S.L.B, dénommée alors LA BIDOCHONNAISE remonte à 1905.
Un dimanche matin de cette année-là, se réunissaient sur le pont de la Gélise et la limité des deux communes, quelques sportifs, MM. SICARD, BOUYGARD, ARTAU et Adolphe CATONNET, étudiants à Bordeaux, ayant fait connaissance avec le rugby au stade Bordelais, lançaient l'idée de la création d'une société de Rugby. M. SIGARI, directeur des usines de Lasserens, accepta le poste de président. Ainsi naquit "La BIDO".

 

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D'abord curieux et clairsemé, le public devint nombreux et passionné. Les distractions étaient rares à l'époque, aussi la population et surtout la jeunesse, prirent-elles rapidement l'habitude des rassemblements dominicaux autour de la simple prairie sur laquelle ces néophytes s'invitaient aux houles de la mêlée, aux alignements de la touche, au maniement difficile de ce ballon ovale et capricieux.

 

Ils mirent tant de coeur à l'ouvrage qu'ils devinrent très vite des interlocuteurs valables, pour des équipes chevronnées telle celle de MARMANDE, CONDOM, AGEN. Une équipe était née, la fameuse "BIDOCHONNAISE". On peut citer parmi ces pionniers, Adolphe CATONNET, ardent leader du pack ; DUPRAT dit "le torchon" ; BASTENS ; SAUBIN; GISCLAR ; DUSSARTE ; JUNCA ; Les frères LUCON ; René PLANTE ; TARRIT ; Raoul LABADIE ; ALBENQUE et bientôt armel DAUTANT et tant d'autres...

Des équipes se formèrent dans les cités voisines de NERAC, MEZIN, CASTELJALOUX, TONNEINS et l'ère des derbys homériques, et hauts en couleur, commença.
Chaque joueur achetait avec ses derniers sous, son maillot et ses chaussures. Les déplacements se faisaient parfois par le train de marchandises, mais la plupart du temps à bicyclette. L'équipement des terrains était plus que sommaires. Souvent pas de vestiaires, on se mettait en tenue dans une grange voisine ou à l'abri d'une haie peu discrète. Pas de douches bien sûr.

Après la rencontre, on se décrassait tant bien que mal en commun, avec l'eau de pluie recueillie dans une barrique !

 

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Le club avait son arbitre ARTAU, compétent et pointilleux, gardien des règles, prince du sifflet, qui officiait en chapeau melon.

 

De 1908 à 1914 chaque saison fut marquée par de grands exploits, à l'échelle modeste du club bien sûr, mais la BIDOCHONNAISE, acquit alors une renommée certaine sur le plan régional et bien des équipes du Périgord durent baisser pavillon devant elle. Le coup de tonnerre du 2 Août 1914 fit éclater cette belle phalange animée par la joie de vivre, la dispersant sur les fronts du Nord et de l'Est où pendant plus de quatre années, le terrible jeu de la guerre fut imposé à ses membres et à ses amis. Ils furent hélas nombreux, ceux d'entre eux, qui n'entendirent pas le coup de clairon final.

Après les jeux de la guerre, enfin ceux de la paix !

C'est sans doute en 1920 que le rugby reprit vit à Lavardac sous l'impulsion des anciens : Adolphe CATONNET, Raoul LABADIE, Alcide ALBENQUE, assistés des compagnons plus jeunes dont la plupart avaient cependant passé un an au moins dans les tranchées,en, 1918. On peut citer entre autres, armel DAUTANT, Fernand LARROZE "la faucheuse", BARRERE "le bambo", BONIN plaqueue impitoyable, Gilbert MENDOUZE "Monsieur Drops", ARTAU avait troqué son chapeau melon d'arbitre pour une casquette de conseiller technique. Il avait transmis le sifflet à DERENS dit "le cascaillot", qui maintenant officiait en casquette, ainsi va la mode. M. LAGARDERE, négociant en armagnac, présidait aux destinées du club. Il se ménageait ni son temps, ni son argent, si SURTOUT SON ARMAGNAC, reconstituant hautement apprécié en cours de partie, surtout par les joyeux drilles, Marcel CARERE dit "Chilo", armand DUBOUL dut "tête à feu" qui croyaient davantage en sa vertu tonifiante qu'en celle de l'éponge miracle de Roger COUDERC. Les déplacements ne se faisaient plus à vélo mais dans des autobus brinquebalants qui ancêtres courageux n'avaient rien de comparable aux cars pullman de notre époque. Les années 24 à 30 virent s'intégrer de nouveaux joueurs : GUINGAL, PINPETERRE, Jean CATONNET, Jean BERRY, BOIS, Pierre DUDEBAT, BOUYGARD, LAVAIL, SAINT MARTIN, LAGREOU, qui devait par la suite faire une belle carrière au B.E.C., LLANNE qui émigre au S.U. Agen qui devait trouver la mort sur le stade et s'incrire avant Michel PRADIE u martyrologue du Rugby, ce jeu de voyou qui ne devrait être joué que par des gentlements.

                                                          TICHANE Jean Michel
 
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